Le chocolat: certaines propriétés aphrodisiaques démontrées!

Vous avez sans doute déjà entendu parler des propriétés soit disant aphrodisiaques du chocolat. Est-ce bien réel ou plutôt une invention pour se donner le droit de manger du chocolat?

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C’est ce que l’équipe de chercheurs d’Andrea Salonia a tenté de vérifier par l’entremise d’une étude menée auprès de 163 femmes consommant du chocolat de façon quotidienne. Les deux groupes de femmes prenant part à l’étude ont permis de démontrer un désir sexuel significativement plus élevé chez les femmes consommant du chocolat que chez les femmes ne consommant pas de chocolat. Toutefois, l’étude semblait comporter divers biais méthodologiques, notamment en ce qui concerne la moyenne d’âge des femmes des deux groupes…

Selon Afoakwa (2008), le chocolat aurait des propriétés aphrodisiaques en raison d’une substance chimique appelée phenylethylamine. Cette substance chimique pourrait faire augmenter la pression sanguine et les battements cardiaques. Alors, il se pourrait que ce soit cette augmentation soudaine de l’énergie qui donnerait cette impression aphrodisiaque… De plus, la phenylethylamine stimulerait l’hypothalamus et affecterait le niveau de deux neurotransmetteurs : la sérotonine, associée à l’humeur et l’endorphine, associée à une sensation de bien-être (l’endorphine est aussi sécrétée naturellement dans le corps lors de l’orgasme ou après une activité physique intense). Par ailleurs, il semblerait que les femmes soient plus sensibles que les hommes à l’effet de la phenylethylamine, d’où l’idée que le chocolat est aphrodisiaque pour les femmes !

Finalement, l’effet placebo n’étant pas négligeable, si vous voulez manger du chocolat ait une double vocation, dites-vous que c’est pour stimuler votre appétit sexuel ! 😉


Vanessa Forgues, Sexologue B.A., M.A. (cand.)
infosexologie@gmail.com

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Les produits aphrodisiaques: mythe ou réalité

Les produits aphrodisiaques fonctionnent-ils réellement?
(Partie 1)

Depuis toujours, les hommes et femmes ont cherché à améliorer leur sexualité en consommant différents produits. Certains plus naturels que d’autres… Parmi les aphrodisiaques dont on entend le plus régulièrement parler, il y a le chocolat, les huitres, le ginseng, le gingko biloba, etc. Mais qu’en est-il de leur efficacité réelle?

Il est difficile de savoir à quel point ces produits ont un réel effet sur la sexualité ou sur les fonctions sexuelles et reproductives. En fait, dans un contexte émotif, il est difficile de départager les aspects subjectifs de la perception objective. Alors, l’effet  »placebo » peut donc jouer un rôle beaucoup plus important que le produit lui-même sur l’appréciation qu’en font les utilisateurs… On peut alors tenter de reproduire les effets avec des groupes d’animaux. Par exemple, chez le rat, on compte le nombre d’accouplements et d’actes sexuels après la prise d’une plante ou d’un supplément et on compare ces « performances » avec celle d’un groupe témoin. Bien que ces résultats puissent être intéressants, la sexualité humaine n’est pas comparable à celle du rat…

Par exemple, chez l’homme, on utilise un appareil, le pléthysmographe pénien, permettant de mesurer la quantité de sang dans le pénis et donc, l’érection. Par contre, vous conviendrez que d’avoir un anneau autour du pénis qui mesure les fonctions érectiles peut fausser les données…

Alors, la plupart des études sur les produits soi-disant aphrodisiaques se basent donc sur des questionnaires dans lesquels les participants qualifient par exemple, leur érection, la satisfaction quant aux rapports sexuels, la fréquence des relations sexuelles depuis le début de l’utilisation du produit, l’intérêt pour la sexualité, etc. On dit qu’il s’agit de questionnaires autorapportés. Toutes ces mesures sont alors très subjectives, variant en fonction de la perception de l’individu. L’absence d’outils d’évaluation communs aux différentes recherches peut aussi faire varier les résultats.

Finalement, bien que certaines études existent concernant les produits aphrodisiaques, les résultats semblent provenir autant de l’effet placebo en raison de leur attente de résultats suite à la consommation du produit qu’à leur effet réel.

Ne manquez pas les prochains billets à ce sujet qui présenteront certains résultats d’études concernant des produits aphrodisiaques « reconnus ».

Vanessa Forgues, Sexologue B.A.

Source:
Adapté de Dionne, 2014